A portrait of Nothing's Alex gesturing with his hands during the interview.

Peerdom vu de l'intérieur: entrée sur le marché

12.05.21

En tant que venture lab, Nothing vise à aider les organisation et produits à atteindre leur plein potentiel, et en même temps à les rendre plus humains. Notre produit qui a connu le plus de succès est Peerdom, dont la conception remonte à 2018. Aujourd’hui nous interrogeons Alex, qui était en première ligne lors de sa conception et commercialisation.

 Quelle est l’histoire de Peerdom, et comment a-t-il été créé par Nothing?

«Tout a commencé par la transition de Nothing vers une entreprise peer-to-peer. Nothing a toujours été très agile dans son organisation. Un sentiment de start-up, même si ce n’en était pas vraiment une. Par conséquent, je n’ai jamais souffert d’une hiérarchie «typique», comme dans les autres entreprises. C’était notre président de l’époque, Bastiaan, qui a voulu qu’on adopte un modèle distribué et décentralisé. Pour le faire, il fallait être clair sur qui fait quoi, les différentes priorités… chaque individu a eu beaucoup plus de libertés, mais les responsabilités n’était pas toujours claires.
Les outils qui permettaient de représenter les rôles et les responsabilités fonctionnaient pour l’Holacracie, qui n’était pas compatible avec notre version simplifiée d’une organisation. C’est là que nous avons réalisé: nous créons des produits digitaux. Nous pouvons donc créer notre propre outil: les premières esquisses ont suivi, puis un prototype, et peu après, la première version de Peerdom était utilisée à l’interne. Elle n’était pas prévue pour quiconque d’autre que nous. Certains client·e·s on cependant vu le prototype en question et sont devenus curieux. C’est là que nous avons réalisé: Peerdom reflète un besoin réel. Nous avons donc commencé à le préparer pour la commercialisation.»

Quel est le problème résolu par Peerdom?

«Au début, je pensais que Peerdom résoudrait des problèmes pour des PME. Plus nous avons avancé, et plus nous avons réalisé que les grandes entreprises en bénéficient également. Il existe une limite autour de 10 employés, après laquelle il devient difficile pour n’importe quel membre de l’organisation d’avoir une vue d’ensemble de qui fait quoi, et de qui a quelles responsabilités.
Les premier·e·s client·e·s était des organisations à but non lucratif et des entreprises d’informatique. Les secondes étaient intéressées car elles aiment tout ce qui est digital et transparent. Les premières voulaient éviter les énormes sommes d’argent investies dans le travail administratif. Elles voulaient devenir plus agiles, et Peerdom permet justement de minimiser l’administratif nécessaire. Depuis, nous avons comme client·e·s quasiment tous les types d’entreprises, depuis les associations à but non lucratif jusqu’aux grosses entreprises, en passant par les start-ups. Peerdom fonctionne pour tous.»

Un détail intéressant à propos de la création de Peerdom?

Ce qui est intéressant, c’est le processus par lequel nous avons appris de nos erreurs. Nous en avons fait beaucoup. Personnellement j’adore, c’est très agile. Pas de tests à grande échelle avant le déploiement, mais simplement le retour des utilisateurs. En fait, c’est quelque chose que j’aime beaucoup à propos de la façon de travailler à Nothing. J’ai l’impression que c’est là que beaucoup d’entreprises ratent le coche. Mais nous rendons publique quelque chose de petit, et nous l’améliorons pas à pas. Qu’est-ce que ça a signifié pour Peerdom?
Nous avons commencé sans image de marque. A la place, nous avions une idée, ainsi que des client·e·s qui nous ont montré que le concept fonctionne. Si vous avez uniquement la marque, mais qu’il n’y a pas de valeur en soit, personne ne va l’acheter.»

Comment prenez-vous les décisions à Peerdom? Et comment transférez-vous les connaissances entre les membres de l’équipe?

«Nous avons une certaine approche qui combine technologie, business et design, qui permet de décider quelle est la prochaine étape pour le produit. C’est une approche que nous utilisons également pour les produits externes, car elle permet de prendre des décisions de façon très agile. Un exemple de ça pourrait être de commercialiser non pas un produit fini, mais un prototype. Cela permet de vendre l’idée, avant de passer des heures dessus sans aucun vrai retour. Cela fait que les décisions qui influencent le produit sont en fait prises par les utilisateurs du produit. Nous itérons dessus dans notre venture lab, faisons quelques changements, et nous renvoyons tout ça aux utilisateurs. On avance vraiment par tâtonnement.

Quels sont vos objectifs pour le futur?

«Perturber le monde des organisations, et essayer d’aller au-delà de l’âge industriel, vers des façons de travailler qui sont plus organiques et centrées sur l’humain. La mission avec Peerdom est vraiment d’aider les organisations à faire la transition vers une façon plus naturelle de travailler.

Peerdom a gagné en traction et est devenu une société à part entière. Envie de savoir quels autres produits nous sommes en train de préparer dans notre venture lab, ou vous sentez une opportunité et avez besoin d’aide pour la concrétiser et la commercialiser ? Prenez contact avec Alex à alex@nothing.ch.